jeudi 10 août 2017

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - East African Safari, la savane sous l'équateur....

LES RALLYES LES PLUS FOUS  
- De 1953 à 2002, ce rallye kényan a rudement éprouvé hommes et machines. 
Un lion s'y est particulièrement illustré : Peugeot. 
«J'avais un rallye en Afrique.» Disparue à la fin de 1962, Karen Blixen, l'auteur de La Ferme africaine, dont a été tiré le film Out of Africa, a pu suivre une dizaine d'éditions de l'East African Safary, l'un des plus éprouvants rallyes de la seconde moitié du XXe siècle. 

S'est-elle passionnée pour cette course? 
Qui sait? 
Cette aventure africaine s'est essentiellement déroulée au Kenya, ce pays qu'elle a tant aimé. 
Sa première édition remonte à 1953, sous le patronyme de East African Coronation Safari Rally, décerné en l'honneur du couronnement de la reine Elizabeth II. L'épreuve devient East African Safari Rally en 1960, puis Safari Rally en 1974.

 Ce «safari», comme disent ses participants, n'a rien d'une promenade de santé. 
Il acquiert vite la réputation d'être le «World's toughest ... 

Le Rallye Safari, ou Safari Rally (surnommé the World's toughest rally, le Rallye le plus difficile au monde), antérieurement appelé East African Coronation Safari de 1953 à 1959, puis East African Safari Rally de 1960 à 1974, est un rallye automobile créé en l'honneur du couronnement ("coronation") de la reine Élisabeth II en mai 1953, par Eric Cecil (vainqueur en 1956), L.F. Menton et Ian Craigie, trois officiers de l'armée de sa Majesté membres du Royal East African Automobile club. 

Évènement d'endurance, cette épreuve se déroulant au Kenya -qui faisait à ses débuts près de 6 000 kilomètres- a fait partie du championnat du monde des rallyes de 1973 à 2002. 
 Durant les dernières années de présence de cette manche au calendrier WRC, si sa distance est considérablement raccourcie pour se prêter au format modernisé du championnat du monde, elle reste plus longue que ses autres manches, avec des secteurs compétitifs pouvant faire jusqu'à plus de 200 kilomètres.

 La course est réputée pour ses difficultés avec des conditions de pistes collantes et boueuses à souhait ou au contraire très poussiéreuses et pouvant parfois bloquer les pilotes les uns derrière les autres sur des kilomètres, venant à bout de beaucoup de mécaniques. Danger constant, la présence inopportune d'animaux sauvages est signalée aux pilotes par des hélicoptères. 

Les bêtes domestiques sont également à redouter lors de la traversée à tombeaux ouverts de petits villages éparpillés dans les vastes plaines kenyanes. L'emprunt fréquent de routes dites "ouvertes" entraîne plus d'un accident avec un matatu, bus local plein à craquer de bagages et de voyageurs. En 1993, les Toyota réalisent l'exploit de monopoliser les quatre premières places, avec notamment Juha Kankkunen. La conception d'un parc d'assistance distinct et de performances pures sur de courtes distances a finalement raison de l'intérêt même de l'épreuve au XXIe siècle. 
Elle est retirée du calendrier mondial en 2003 au profit du nouveau rallye d'Anatolie, mais elle reste toujours une épreuve du championnat africain, et fait même par deux fois partie de l'Intercontinental Rally Challenge, en 2007 et 2009. 
 Le record de victoires (pilotes) fut détenu par le kényan Joginder Singh avec trois victoires, puis jusqu'à aujourd'hui par son compatrote Shekhar Mehta avec cinq succès (Björn Waldegård étant récompensé par trois fois en éditions WRC et à deux autres reprises en "Historic"). Datsun-Nissan et Toyota sont les constructeurs les plus victorieux sur ce rallye, avec sept victoires entre 1970 et 1982 et entre 1984 et 1994. Peugeot gagne six fois l'épreuve entre 1963 et 1978, avec les 404 et 504. Désormais les diverses évolutions du Lancer Evo permettent à la marque Mitsubishi d'afficher quatorze succès.  

Source : lefigaro.fr / Philippe Doucet / Vidéo : AP Archive  Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info..